Un pupille de l’État est un enfant mineur privé durablement de tout lien avec sa famille. Placé sous la protection de l’État, il est confié aux services du département et accueilli en pouponnière, en famille d’accueil ou dans un établissement spécialisé. Selon sa situation, il peut également faire l’objet d’une procédure d’adoption, dans le cadre d’un projet de vie pensé avant tout dans son intérêt.
Lorsqu’un enfant obtient le statut de pupille de l’État, il bénéficie d’une prise en charge spécifique garantissant sa sécurité, son bien-être, son accès à l’éducation et aux soins, ainsi qu’un accompagnement vers un cadre de vie stable. Son parcours est suivi par les services de l’aide sociale à l’enfance, qui veillent à adapter les solutions d’accueil à ses besoins.
En Meuse, l’Association départementale d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance (ADEPAP) joue un rôle essentiel auprès de ces jeunes. En 2025, pour la première fois en 48 ans d’existence de l’association, les pupilles de l’État ont été invités en préfecture, à l’initiative du préfet de la Meuse, Xavier Delarue. Souhaitant renouveler ce temps de reconnaissance, une seconde cérémonie s’est tenue le 14 janvier 2026, permettant d’accueillir d’autres pupilles de l’État et leurs accompagnants. « La maison de l’État est aussi la vôtre », a déclaré le préfet en recevant les enfants lors de ces rencontres organisées en leur honneur. En tant que tuteur légal des pupilles de l’État, il a rappelé son attachement à cette responsabilité et son plaisir de les accueillir dans « la maison de la République », autour d’un moment convivial.
La Meuse compte aujourd’hui 57 pupilles de l’État. Ces cérémonies ont permis à plusieurs d’entre eux de se rencontrer, mais aussi aux familles d’accueil, parents adoptifs et accompagnants d’échanger, renforçant ainsi les liens autour de ces parcours de vie singuliers.