Sécurité en Meuse : un bilan jugé « très satisfaisant » et des priorités renforcées pour 2026

Un an après son lancement, le Plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ) affiche des résultats largement au-dessus des objectifs initiaux. Présenté lors de  l’État-major de sécurité du 13 janvier, ce bilan « très satisfaisant » a été salué par le préfet de la Meuse, Xavier Delarue, et les deux procureurs de la République du département.

Mis en place autour de trois axes – lutte contre les stupéfiants, renforcement de la présence des forces de l’ordre et amélioration de la communication – le PADRSQ vise avant tout à améliorer le sentiment de sécurité des Meusiens. « Tous ont surperformé », s’est félicité le représentant de l’État. Pour la procureure de Verdun, Delphine Moncuit, « ces chiffres rendent fiers et optimistes », tandis que Sofian Saboulard, procureur de Bar-le-Duc, a salué « une concertation riche et réussie ».

Sur le front des stupéfiants, les résultats sont particulièrement marquants : 3 000 personnes sensibilisées en 2025, plus de 5 170 dépistages réalisés, 52 trafics et 130 points de deal démantelés, bien au-delà des objectifs fixés. Une dynamique rendue possible par une coopération étroite entre forces de l’ordre et autorités judiciaires.

La présence sur le terrain a également été renforcée, avec près de 348 000 heures de patrouilles, dont de nombreuses actions conjointes entre police nationale, gendarmerie et polices municipales.
 Autour des établissements scolaires, 66 contrôles ont été effectués, alors que le plan n’en prévoyait initialement que dix. Autre avancée notable : la communication. En 2025, près de 980 publications ont été diffusées sur les réseaux sociaux des services de l’État et des forces de sécurité, générant plus de 19 millions de vues. « Nos concitoyens mesurent ce qui est fait pour leur sécurité », a souligné le préfet.
Le bilan fait toutefois apparaître une baisse des atteintes aux biens, mais une hausse des atteintes aux personnes, notamment des violences intrafamiliales. Une enquête spécifique a permis d’en analyser les mécanismes afin de mieux coordonner l’action des acteurs de terrain. Sur le plan judiciaire, 90 téléphones grave danger ont notamment été déployés pour protéger les victimes de violences conjugales.

Pour 2026, la feuille de route est déjà tracée: poursuite de la lutte contre les stupéfiants avec de nouveaux outils juridiques issus de la loi Narcotrafic", renforcement de la sécurité autour des établissements scolaires, et vigilance accrue autour des établissements pénitentiaires, confrontés à des problématiques de surpopulation et de projections par drones.

Enfin, la préfecture a également dressé un état des lieux de l’accidentologie routière. En 2025, 19 personnes ont perdu la vie sur les routes meusiennes, un chiffre en légère baisse mais toujours jugé « particulièrement élevé ». Alcool, stupéfiants, vitesse et non-port de la ceinture restent les principales causes identifiées. Face à ces constats, l’État entend renforcer à la fois la prévention et la fermeté des sanctions pour « sauver des vies sur les routes du département ».